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Il croyait co-worker depuis 2 ans, mais était dans une simple salle d'attente

Il croyait co-worker depuis 2 ans, mais était dans une simple salle d’attente

| Le 22 décembre 2014

Personne n'avait rien remarqué d'anormal...

Personne n’avait rien remarqué d’anormal…

Etienne Moutiflot n’en a pas cru ses oreilles quand on lui a montré le panneau, accroché au dehors du local : « Salle d’attente ». Il ne l’avait pas vu ! Ce quadra originaire de la banlieue de Lyon, venait en effet dans la salle du village de Le Boulard, depuis presque 2 ans pour y faire du co-working. Il justifie son choix en ces termes : « C’est mon conseiller Pôle Emploi qui m’a dit de faire ça, car j’étais venu à bout de tous leurs ateliers pratiques… ».

Suivant l’adresse griffonnée sur un bout de papier, Etienne se rend au lieu dit, trouve la salle et rentre dedans. Il y viendra dès lors pendant 2 ans de suite, presque tous les jours : « il y avait des journaux à lire et une bonbonne d’eau, je m’y sentais bien, je ne me suis pas posé plus de questions que ça… »

Que rien ne se passe à cet endroit ne l’a pas davantage étonné ni effrayé. Déjà, il est d’un naturel timide. Et au bar du quartier le soir, il croisait en effet d’autres co-workers, venant d’autres ateliers et clusters de la région, et tous racontaient la même chose : « oh de toute façon y’s'passe pas grand chose dans leur co-working… c’est juste pour nous réunir kek’part et pour la photo dans le journal ».  Etienne était donc rassuré.

C’est un jour de la semaine dernière, quand enfin son tour est venu, qu’Etienne a pris la réalité en face : un homme en blouse blanche s’est approché de lui, et lui a dit doucement à l’oreille « monsieur, c’est votre tour, suivez-moi dans le cabinet ». Etienne était en fait depuis 2 ans dans la salle d’attente… d’un médecin de campagne !

D’un projet à l’autre !

Très apprécié de la clientèle du Dr Cowacz, Etienne a décidé cependant de continuer à venir co-worker sur place : « Ben oui, j’ai pris mes habitudes. Avec d’autres personnes sur place, on s’apprécie et on a décidé de monter un atelier de prise de paroles. Les salles d’attente, c’est bien joli, mais on y cause pas beaucoup en effet ».

De son côté le docteur Cowacz a été approché par la CCI de la région, pour éventuellement équiper sa salle de quelques ordinateurs et d’une machine à café : « nous recherchons en effet des structures souples, transverses et synergiques, qui pourraient nous relayer en campagne; nous voyons là, au-delà du fait divers, une réelle opportunité de désenclaver nos territoires et mutualiser des compétences inhérentes ».

L’histoire d’Etienne, relayée par la presse locale, a aussi bougrement intéressé le correspondant du New-York Times en France, qui l’a contacté hier pour figurer dans un prochain dossier sur (je cite) : « The french dispair on social & economics ». « J’ai pas tout compris les questions, mais ça a l’air sérieux comme article, quelle aventure ! ».

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