Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

Branched | January 19, 2018

Revenir en haut

Haut de page

Soyez le premier à commenter cet article

MicroLand : un parc d'attraction fou pour relancer la high tech !

MicroLand : un parc d’attraction fou pour relancer la high tech !

| Le 12 novembre 2014

header microland v2 by VIAgallery on flickrLe jeune milliardaire texan Michaël Gonoguo est en passe de secouer l’industrie des parcs d’attractions, et celle de la high tech, d’un même élan ! En effet, il va lancer tout prochainement son grand projet de parc d’attraction high tech : MicroLand.

A 25 ans, à peine sorti de la Miami Business School (MBS) avec un master en « high speed business » en poche, c’est selon lui, le moment idéal pour ce défi économique : « D’abord, j’avais de l’argent familial à placer : papa a fait carrière dans le fast food, maman était fille de pasteur. Et côté concept, j’ai bossé mes références : prenez Disney. Quand ils en ont eu marre de faire des dessins animés, alors ils ont lancé leurs parcs ! Et ça a marché. Les gens ont continué de dépenser de l’argent pour revivre des histoires qu’ils archi connaissaient déjà ! ». Ce que la MBS appelle clairement le « B2G », business to gogos.

Michaël, formé aux meilleurs méthodologies et PowerPoint business, ne fait rien sans étude de marché nourrie : « J’ai assisté au salon E-marketing Future à Dubai. Selon un expert, le vrai mass market de demain, c’est les inactifs et les chômeurs ! Et qui rajeunissent en prime : de plus en plus de technophiles et même de générations Y sur le carreau. Ils ont tout : ordinateur, mobile, tablette, console, tv connecté… La techno c’est leur culture, ça les rassure, un peu comme une totote ».

MicroLand sera une ville entière reproduisant les éléments et circuits d’un micro-processeur, à taille humaine. « On s’y baladera en bus, en suivant le chemin de la donnée numérisée à travers les circuits et les soudures ». Et bonjour les attractions qui décoiffent ! « On pourra vivre un court circuit et le ressentir dans son corps, c’est génial ! ».

Low cost attraction !

Mais Michaël n’est pas qu’un entrepreneur altruiste.  »Dans la ville MicroLand, on entre par une porte-prise HDMI ! La mémoire Ram sera un magasin géant ou l’on pourra acheter des PC portables à prix cassés. La carte graphique, sera un show-room privatif vendant des jeux vidéos pour mobiles et tablettes. On a tout prévu, pour que le modèle économique soit ultra bankable ». Côté coûts, rien de bien méchant :  »on récupère des matériels de déco de salons informatiques et de vieux décors de cinéma ».

Le business de MicroLand est des plus audacieux : un ticket d’entrée à seulement 2 dollars ! Mais une facture moyenne -selon premiers tests en Floride- à 380 dollars pour chaque visiteur adulte. Avec les enfants, c’est pire : la note grimpe à 520 dollars, car ils achètent beaucoup de sonneries et d’armes virtuelles pour jeux en réseaux… Tout ceci hors dépenses d’hôtel et nourriture.

Côté staffing, Michaël est se veut un tenant de la « agile management school » : les personnels de son parc ne seront pas salariés (trop lourd) mais des « associate founder partners of the board ». Un modèle win-win : « Ils payeront un loyer mensuel pour venir s’exposer dans un projet leader et à forte croissance, très bon pour leur personal branding. Leurs ventes seront déduites, avec rétrocession au % de la notoriété engrangée sur les réseaux sociaux pour la marque ». Tout cela sera suivi de près, via tableaux des KPI et realtime metrics system.

Un Hall of Fame digital

Mais le clou du spectacle de MicroLand est d’une autre trempe : le « Hall of Fame » de la high tech américaine, sorte de musée Grévin 2.0, où les grandes figures de l’IT américaine reprendront vie sous forme d’hologrammes immersifs. Par exemple Steve Jobs y tiendra à nouveau ses fameuses keynotes, mais en plus personnalisé pour le visiteur : « Vous rentrez votre nom, votre profil Facebook, un billet de 5 dollars… et Steve fera un keynote de 6 heures, rien que sur vous. Le fichier vidéo lisible sur Netflix sera à 9,99 dollars l’épisode ».

Michaël voit loin d’ailleurs dans son modèle, envisageant aussi une forme de business B2B : « Ce parc, c’est plus qu’un simple loisir. C’est la possibilité d’y glisser des messages marketing subtiles pour marquer les consciences acheteuses ou votantes. Ce parc, c’est la relance de la high tech et du web. Les marques du secteur devront nous payer un droit d’accès à ce patrimoine mémoriel vivant. Ou alors nous les effacerons avec mail d’avertissement préliminaire ».

Certains économistes européens envisageraient de décliner ce concept à d’autres secteurs industriels, et peut être même de voir émerger de nouveaux jobs de « community park manager ».

 

Email
Print
Plus dans Business
Le "point barre" ne correspond plus aux pratiques digitales...
L’expression « Point barre » en recul dramatique en entreprises

Selon une enquête suédoise de la CPU (Clichés Protection Unit), les nouveaux comportements digitaux seraient en passe de menacer la...

golden face
Facegold : nouveau réseau social pour very happy few et hot VIP

La tendance est claire depuis quelque temps : les gens se lassent des grands réseaux sociaux, devenus un peu des...

Fermer