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Deux chercheurs suédois bientôt immergés dans Secret pour en comprendre l'usage

Deux chercheurs suédois bientôt immergés dans Secret pour en comprendre l’usage

| Le 21 août 2014

L'appareil, au repos avant le grand départ...

L’appareil, au repos avant le grand départ…

Dans les années 60, on faisait descendre des spéléologues dans des crevasses et gouffres pour explorer les tréfonds de la Terre… Cela remplissait les pages de la presse locale et des magazines scientifiques l’été; Michel Chevalet en faisait un sujet sur TF1…

Aujourd’hui dans la même idée, une équipe de scientifiques suédois va tenter l’impossible à la fin de la saison estivale : s’immerger pendant une semaine, dans un bathyscaphe (l’Explorer S) spécialement équipé, pour aller sonder les tréfonds de Secret, le dernier né des réseaux sociaux. Et tenter enfin de comprendre à quoi il sert et comment s’en servir.

Comme le montre notre cliché inédit (ci-dessus), le duo d’explorateurs sera équipé des derniers matériels d’enregistrement et d’analyse, pour observer les moindres recoins de l’application et ramener de la « data ». Sörjen Osteuclug, le chef de l’expédition, explique les raisons de cette mission suicide : « Comme beaucoup de scientifiques et de quidams, avec mon acolyte Gunthar, nous avons noté courant juillet une très forte activité sismique sur le web, concernant le réseau Secret. Comme beaucoup d’internautes, nous y sommes allés en personne balancer quelques secrets idiots et à connotation sexuelle, des ragots de boulot, et aussi pour voir quel logo en couleur on aurait dans les commentaires… ». Les « petites crottes » étaient le logo le plus apprécié et suscitant le plus d’interrogations sur le campus scandinave.

L'intérieur du batiscaphe "Explorer S".

L’intérieur du batiscaphe « Explorer S ».

Deux semaines passent ainsi, sur ce mode plutôt détendu et rigolard, il faut le préciser.

Secret… bientôt d’Etat ?

Mais c’est quand des membres de gouvernements européens se sont inscrits sur Secret que le scénario s’est très vite emballé et a pris une tournure bien plus crispée. « Les plus hautes autorités se sont dits que des secrets d’Etat pouvaient aussi y être échangés… La CIA a contacté le MI-6, qui a faxé une alerte à la DST, elle-même en train de câbler au Mossad et aux gendarmeries locales. Même Assange a dit vouloir quitter son ambassade de repli : officiellement pour raisons de santé, officieusement car il verrait là un potentiel concurrent à Wikileaks… ».

Les deux scientifiques suédois ont su profiter du créneau, de la météo favorable et de l’absence de note didactique de Fred Cavazza : « Notre demande de subvention pour une exploration digitale approfondie, formulée fin juin, a été soudain appuyée et amplifiée, car personne n’y comprenait rien et tout le monde était en vacances dans les ministères, administrations et permanences militaires ».

A leur retour, Sörjen et Gunthar rendront ainsi un rapport circonstancié en PDF qui sera remis à la SweedGluck (équivalent de la Frenchtech), puis à la sous commission européenne de réflexion sur les devenirs numériques et enjeux digitaux. Laquelle envisagera s’il est nécessaire de brainstormer pour installer une table ronde, prémices d’un comité d’observation renforcé sur le long terme, en lien avec les pôles économiques régionaux et les services communication des CCI.

D’autres missions à venir

Une question nous brûle les lèvres, nécessitant l’application d’une crème apaisante. Pourquoi un bathyscaphe ? « L’Université avait récupéré l’un des appareils du commandant Cousteau, vieux et rouillé, et nous avions travaillé dessus en stage pour le restaurer avec du StopRouillex. Autant s’en servir dès lors, car nous n’avions plus de bureau non plus : ils nous a été retiré en mars pour installer une cellule psychologique d’aide à l’insertion des chercheurs dans la vie professionnelle. Et puis partir explorer les fonds marins nordiques, c’est pas top chez nous : la mer est trop gelée et rien n’y survit ou presque à part des crevettes grises avec un Q.I d’huître ».

Les deux hommes ont-ils peur à quelques jours du grand départ ? Se rendent-ils compte de l’importance cruciale de leur mission ? « Oh ben, ça nous donne surtout un peu de boulot et d’argent pour tenir jusqu’en septembre. Sinon il fallait s’inscrire au SköllBuch (équivalent du Pôle Emploi), car le gouvernement nous avait coupé nos crédits au printemps : ‘activité économiquement inutile, cordialement’, nous avait-il dit dans un mail ».

Le duo est ainsi relancé et pourrait même fonder une web agency dans la foulée : « En octobre, on ré-attaquera avec un autre projet d’envergure : partir explorer les business models web et leurs résultats financiers concrets. Un énorme chantier, pour lequel nous avons plusieurs commanditaires très pressés et anxieux« .

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