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Commerce : le "drive" essence victime de son succès

Commerce : le « drive » essence victime de son succès

| Le 7 avril 2014

station by stephane333 v2Le jour fera date dans l’Histoire du Commerce Innovant. Nous sommes le 31 mars dernier, à 23h59 précises. Et dans moins d’une minute, le premier Drive essence de France ouvrira ses portes. Nous y étions, en reportage. Ou plutôt ouvrira t-il ses pompes ! On doit en effet l’extension du concept du « drive » à Jean-Marc Schiste, originaire de la petite commune de Mouchetebillon, dans le sud.

Jusqu’à lui, le drive était alimentaire, et motivait les clics d’achats des cyber-acheteurs essentiellement jeunes et voraces : 20% des achats en France passe depuis lors par ce canal. Puis un jour, Schiste a réfléchi. C’était très exactement un dimanche, et autour des 17h-18h il s’est dit : « Merde, fait chier ! ». Il a complété ensuite son assertion préliminaire par ces termes : « Marre d’aller faire le plein à la pompe chaque dimanche soir, pour la reprise demain lundi. C’était toujours pour moi la corvée ! « .

De là est né l’idée du premier « Pétro Drive » (c’est son nom), imaginé avec son acolyte de toujours, Michel Boivrot, jusqu’ici connu comme expert free lance en topinambours d’élevages. Les deux associés ont imaginé le schéma suivant sur une simple feuille de papier : « Tu te connectes sur un site, et tu tapes le type d’essence voulu. Tu indiques la capacité souhaitée, et tu payes par CB ».

Magie du drive

Après, c’est la magie du Drive qui se met en place, implacable : « L’achat en ligne déclenche une pré-commande dans l’entrepôt, pour pré-stocker l’essence désirée ». S’ensuit toute une imbrication de technologies révolutionnaires permettent de délivrer la commande : une puce RFID déclenche une alerte à l’entrée du véhicule sur le parking du Drive, transmise par drone au centre de commandes, qui embraye avec une requête moulinée via le Cloud, pour retransmettre via la boucle locale l’autorisation de débit préalablement soumise aux autorités financières via QR-code 3D. Le volume préalable du débit aura été apprécié dans le même temps en fonction du cours temps réel du pétrole à N-Y. « Payez cher oui, mais juste et en toute connaissance de cause ».

Tant est si bien que lorsqu’il se présente à la pompe, le miracle est tangible : le litrage précis d’essence commandé 3 heures plus tôt est effectivement disponible pour le véhicule qui l’a demandé.

On comprend parfaitement le gain retiré ici : fini les hésitations à la pompe (quelle essence je prends ?), terminé les concours du « à-qui-le-tour-de-me-passer-devant-dans-la-file »,…

Le succès du concept est tel, que la station Petro Drive (notre photo) a été rapidement mise à sec. Malgré les réserves et leur mécanique d’optimisation au niveau des commandes, rien n’y a fait pour l’heure… Trop de monde a cliqué en ligne ou via l’appli mobile, pour commander ses litrons d’essence.

Selon des rumeurs, un autre pays européen testerait actuellement un concept similaire portant sur un autre produit de consommation courante. Nom de code qui circule dans les milieux avertis : le « Hot Miches Drive ». Très certainement un business autour de la boulangerie, d’après notre propre traduction.

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